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NOTRE GESTION DE L’ENERGIE A BORD D’HARMATTAN

Photo du rédacteur: Aymard de La RochefoucauldAymard de La Rochefoucauld

Dernière mise à jour : 10 févr.


Avant de vous raconter nos aventures en Martinique, beaucoup m’ont demandé de raconter comment nous gérons l’énergie à bord. Vous avez raison de vous y intéresser car c’est un vrai sujet, qui a demandé un peu de préparation pour papa et maman. Papa m’a un peu aidé à écrire cet article pour que je vous donne toutes les informations techniques.

 


L’électricité à bord


Avant le départ, papa avait révisé tout le circuit électrique d’Harmattan. A bord, il a installé des batteries neuves qui stockent notre électricité. Celle-ci est produite par nos panneaux solaires et notre éolienne. Ces panneaux sont installés sur le portique arrière (2 panneaux de 100W) et sont directement branchés sur les batteries comme je le disais. Ils produisent de l’électricité grâce au soleil. En général, c’est une bonne source d’énergie puisque dans les endroits où nous voyageons il y a beaucoup de soleil (pour le plus grand bonheur de maman). En revanche, en cas de journée grise ou la nuit, la production est nulle. C’est pour cela par exemple que les jours de grains pendant la transat, nos batteries étaient moins chargées et nous devions faire d’autant plus attention à notre consommation électrique. On essaie donc autant que possible de se caler sur le rythme du soleil pendant les navigations en créant parfois notre propre fuseau horaire quand c’est nécessaire.




En plus des panneaux solaires, il y avait déjà sur Harmattan une éolienne. Papa l’a aussi entièrement révisé avant le départ. L’éolienne produit de l’électricité grâce à la force du vent. Là aussi c’est plutôt bien fait car en principe pendant notre voyage nous sommes à la recherche du vent. Mais moi l’éolienne j’aime pas trop ça quand elle tourne car elle fait beaucoup de bruit, surtout la nuit.

Donc pour faire simple, s’il n’y a ni soleil ni vent, nous n’avons pas d’électricité. La seule option dans ce cas c’est d’allumer un peu le moteur pour qu’il recharge les batteries mais papa n’aime pas trop faire ça. Surtout qu’en ce moment nous avons un problème avec l’alternateur (pièce du moteur qui sert à produire de l'électricité). Il ne fonctionnait pas bien. Mais papa a racheté la pièce nécessaire et est en train de le réparer. Et moi je l’aide un peu aussi.


De toute façon, nous faisons très attention à notre consommation au quotidien. Le but de ce voyage c’est aussi d’apprendre à mieux gérer notre électricité et à être autonome. Nous n’avons pas d’appareil électriques de cuisine à bord (par exemple maman a un batteur à œufs et un mixeur manuel). Aussi, nous n’allumons les lumières que lorsque c’est vraiment nécessaire (ce n’est pas Versailles ici). Nous avons pour cela une lampe solaire à bord. Et de la même façon, nous n’allumons Starlink (qui nous fournit la connexion internet) que partiellement dans la journée car cela consomme beaucoup. Le but c’est aussi d’apprendre à se déconnecter. Sur la table à cartes on a aussi un petit écran qui nous permet de connaître et suivre l'état de charge de nos batteries.

 

Globalement pour l’instant notre production journalière suffit à couvrir notre consommation (réfrigérateur, lumières, Starlink, instruments de navigation quand nécessaire) et ça c’est chouette !

 


L’eau à bord


Ah l’eau … C’est sans doute le plus gros sujet de stress pendant les traversées. Car  nous n’avons pas à bord de dessalinisateur (machine qui transforme l’eau salée en eau douce). Déjà car cela a un coût mais aussi parce que le but de cette aventure c’est aussi d’apprendre à consommer de l’eau plus raisonnablement (ne pas laisser couler l’eau quand on se brosse les dents par exemple). Il y a deux réservoirs d’eau douce dans la coque. Papa remplit les réservoirs au port directement avec des tuyaux ou si l’on ne peut pas passer au port avec des bidons. Les réservoirs sont chacun de 190 litres soit 380 litres d’eau douce au total pour notre consommation courante. Il faut avoir en tête que quand je prends un bain en France, ça représente entre 150 et 250 litres d’eau. C’est énorme ! En général, les 380 litres d’eau, si l’on fait attention, peuvent nous tenir pour 1 mois de consommation.


L’eau des réservoirs couvre nos besoins pour la boisson, la vaisselle et les douches. Au quotidien, nous sommes trois à boire l’eau des réservoirs. L’eau est bonne car les réservoirs sont assainis régulièrement puisqu’ils sont vidés et remplis très souvent. Aussi, papa met des pastilles purifiantes pour que l’eau soit saine. Mais Castille est encore petite elle alors elle boit de l’eau en bouteille.

En plus des réservoirs, nous avons aussi 6 bidons de 20 litres (120 litres donc) sur le pont. Cette eau sert surtout pour nos douches et c’est aussi l’eau de « secours ». Si nous avons une fuite dans nos réservoirs ou plus d’eau du tout, nous avons toujours cette eau qui nous dépannera.

 




Mais alors la question que beaucoup se pose c’est : comment gère-t-on concrètement ce peu d’eau à bord pour notre consommation quotidienne ?


En ce qui concerne les douches, c’est sans doute le point où nous faisons le plus attention pour la consommation. Quand nous sommes au mouillage, c’est comme à la maison : une douche tous les jours pour tout le monde. On ne prend jamais de douche à l’intérieur du bateau pour éviter l’humidité. Avec Castille on prend notre douche dans le cockpit et papa et maman sur la jupe arrière quand il fait nuit. En France, nous avions acheté une douche solaire dont on se sert tous les jours. Papa la rempli le matin avec les bidons et elle chauffe avec le soleil. On a donc le droit à une douche plutôt chaude avec Castille. Bon on ne s’attarde pas non plus sous la douche hein. Par contre papa et maman ont de l’eau froide car comme ils prennent leur douche plus tard l’eau a refroidi. Lorsque l’on est au port, on prend toujours nos douches dans le cockpit mais papa et maman vont dans les douches de la marina. Et ça pour maman c’est un peu l’aventure parce qu’elle est très maniaque et les douches ne sont pas toujours propres ! Mais maintenant ils ont pris l’habitude. Parés de leurs tongs ils sont tellement contents de prendre une vraie douche qu’ils ne font pas les difficiles.


Par contre, quand on est en mer ce n’est pas la même limonade. Avec Castille on on a de la chance car nous avons le droit à une douche (ou rinçage) à l’eau douce presque tous les jours. C’est important car avec la chaleur on a souvent des petits boutons. Pour les adultes c’est rationné : une douche tous les trois jours avec lavage à l’eau salée et rinçage à l’eau douce ! Ça aussi ça fait partie de l’aventure mais ça renforce comme dit papa !

L’autre gros point important pour la consommation c’est la vaisselle ! Si on ne prête pas attention à l’eau consommée lors d’une vaisselle, on consomme alors énormément d’eau. Alors quand nous sommes au mouillage ou en mer, on fait la vaisselle à l’eau de mer pour faire des économies. Par contre on rince quand même à l’eau douce sinon ça donne mauvais goût ! Et pour être économe, maman a acheté un brumisateur.  Cela permet de consommer seulement 0,75l d’eau douce par vaisselle quand une vaisselle normale en France consomme 20/30 litres !


Pour ce qui est de la boisson, c’est eau à volonté ! Pas de restriction là-dessus comme dit maman car il fait chaud, c’est important de bien s’hydrater.

 

En tout cas, grâce à nos précautions, nous n’avons jamais été en galère d’eau. En revenant de la transatlantique par exemple, nous n’avions consommé que 200 litres d’eau. On aurait presque pu être plus relax sur la consommation. Mais bon, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer alors il vaut mieux être prévenants !

 


Le gaz


A bord, nous cuisinons au gaz. Il y a une cuisinière à gaz avec deux feux et un four. Nous avons des petites bouteilles de gaz comme dans un camping-car (type camping gaz). Pour vous donner une idée, une bouteille de gaz couvre trois semaines de consommation. Quand maman cuisine, elle utilise le gaz comme à terre. Mais parfois elle essaie de faire des économies en mutualisant (par exemple elle fait chauffer le biberon au bain marie dans l’eau de cuisson des pâtes). Avant le départ, beaucoup de bateaux avaient dit à papa que ce serait la galère de trouver des bouteilles de gaz tout au long du périple. Pour le coup c’est vraiment loin d’être le cas. Maman avait anticipé au départ en prenant 3 bouteilles d’avance. On avait toujours de la marge donc. Et depuis notre départ de France, on a toujours réussi à trouver des magasins pour faire le change (même au Cap Vert).





 

Voilà, j’ai essayé de vous expliquer au mieux comment ça se passe à bord d’Harmattan au quotidien pour l’énergie. Bien sûr, si vous avez encore des questions, vous pouvez m’écrire en commentaire et j’y répondrai avec plaisir (avec l’aide de papa).

Sinon, je suis en train commencer le récit de nos aventures en Martinique en famille, j’ai hâte de vous montrer tout ça !

 



              A très vite,

 

                                                                                                                 Aymard

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